Je suis libertine, je suis une catin.
A Rome, Messaline incarne le fantasme sexuel.
Prénom peu commun mais très en vogue en 1986, Messaline est une femme plutôt fière et élégante. Sûre d'elle, elle se bat pour réussir. Active et volontaire, elles met tout en œuvre pour arriver à ses fin. En privé, elle est simple, décontractée et conciliante. Foncièrement féminine, elle ne laisse pas indifférente, ce qui lui donne un certain pouvoir. Mais quelle en est son origine ?
En fait, Messaline symbolise l'appétit de luxe, la soif du plaisir et l'esprit de lucre de la haute société romaine, une sulfureuse, et même plus que ça, une belle coquine affamée de sexe , une insatiable, cruelle et tyrannique qui n’a cessé de faire fantasmer les hommes et les femmes au cours des siècles. Ceci dit, au temps de Messaline, la sexualité était une activité saine. Rien de mal à aimé le sexe sauf que Messaline en abusait bien trop. Elle est surtout connue pour son libertinage voire sa nymphomanie. En fait, c'est la représentation typique de la lolita antique et surtout une des femmes les plus ambitieuses de l'histoire romaine.
Poussée par sa mère au bord de la ruine, elle va se marier à 13 ans avec l’empereur Claude en l’an 40 avant Jésus Christ, une des familles les plus puissantes de l'empire. Entre les deux époux les relations évoluèrent vite : deux enfants, un garçon et une fille, puis chambre à part et vie séparée. Quand la tendresse conjugale disparut, elle laissa place à une cruelle concupiscence qui lui fit détester son mari comme l'ennemie de ses plaisirs. Claude vivait dans ses appartements avec son harem de concubines et Messaline menait de son côté la vie élégante en compagnie de ses favoris, seigneurs, gens de théâtre et célébrités diverses. Claude, ne se souciait guère de la vie libertine de sa jeune femme et exauçait chacun de ses souhaits. Et Messaline profitait de la crédulité de son mari pour exercer sur lui une emprise absolue.
Ce qui est sûr, c’est que Messaline est le prototype de la femme pornographique et de notre internationale des pétasses dit Dominguez […] je sens poindre quelque admiration … vous savez bien, "salope" est parfois un compliment…
Croqueuse d’hommes, le nombre de ses amants ne se comptent plus. Légionnaires vigoureux, gladiateurs costauds, esclaves bien membrés, bref n'importe quel mâle, pourvu qu'il fût doué d'une nature avantageuse. D'ailleurs, elle aime se déguiser et se prostituer dans les lupanars de Rome. Non contente de consommer des armadas d’hommes elle les fait souffrir, les bat et les tue quand ils ne veulent pas l’honorer.
Et voilà qu’elle ferme la dernière la porte de sa cellule, brûlant encore de la fièvre de sa vulve engourdie, et fatiguée du mâle, mais non pas rassasiée. Juvenal.
Elle n’hésite pas à se vendre, en entraînant dans son sillage scandaleux d’autres femmes, qui comme elle, sont enragées d’accouplement, rugissant de désir, des flots de vin coulant sur leurs cuisses et leurs jambes. En une sorte de compétition licencieuse, toutes veulent rivaliser avec Messaline mais sans jamais y parvenir.
Mais un jour, blasée de l'adultère dont la facilité la dégoûtait, Messaline s'enticha de Silius, le plus bel homme de l'époque. Elle divorça de Claude pour se remarier avec lui lors d'une cérémonie publique grandiose et extravagante en la présence de Bacchus, dieu des vendanges et de la débauche. Le tout à l’insu de son mari ! C'était pour elle le moyen le plus sur de contraindre Claude à s'effacer. D'ailleurs, le danger que représentait ce mariage, était une ultime jouissance. Mais voilà, Messaline avait dépassé les bornes. Averti du scandale et excédé des débauches de sa femme, l'empereur, de guerre lasse, ordonna l'exécution des deux amants diaboliques et de tous leurs complices. Messaline n’avait alors que 23 ans.
Admirable nymphomane, Messaline, cette femme ambitieuse, à sans aucun doute utilisé ses charmes pour son propre plaisir mais aussi à des fins politiques pour assouvir toutes ses ambitions.
Messaline, une étrange alliance de fureur et de plaisir, un délicieux supplice, une diabolique persévérance dans la volupté