Faire dans la dentelle...
Si la feuille de vigne a laissé place à la lingerie, force est de reconnaître que ces parcelles corporelles intimes attisent la curiosité et donc le désir... Néanmoins, il y a des hommes qui ne prêtent guère attention aux dessous de ces dames : ce qui compte, ce n’est pas l’emballage mais bien ce qu’il y a dessous. D’autres, au contraire, en sont friands.
C'est pourquoi, la dentelle peut être un véritable atout de séduction... Elle est le parfait dosage entre ce que l'on montre et ce que l'on imagine, terriblement esthétique et sexy. La dentelle, qu’elle soit faite main ou brodée, est très tendance, et pas que dans la lingerie ! Elle apporte une petite touche de luxe, d’originalité et de raffinement à votre tenue.
Rappelons que la dentelle est avant tout un ouvrage léger et décoratif à motifs ajourés, que l’on réalise avec un ou plusieurs fils de coton, de lin ou de soie. Elle est entièrement élaborée avec du fil, souvent à partir d’un dessin ou d’un modèle.
"La lingerie est un des grands fantasmes masculins", explique Alain Héril, psychothérapeute.
Bien que les messieurs ne représentent que 3,9 % des acheteurs annuels, ce sont de fervents admirateurs de ces minuscules pièces de tissu assemblées de façon complexe.
Ce que je préfère ? La lingerie sexy à dentelle. J’aime tout ce qui est le plus court possible avec un peu de transparence. Ma devise : suggérer plutôt que montrer, mais suggérer plutôt que cacher ! Adrien, 40 ans.
Et quel plaisir d’effeuiller délicatement une femme en lingerie : c’est comme un bonbon qu’on déballe ! Emmanuel, 34 ans.
Depuis quelques années, la dentelle est omniprésente. Éphémère friandise sucrée, en pâtisserie, elle se fait gourmande, plaisirs conjugués des yeux et du palais. Les maîtres chocolatiers allient non seulement la dentelle et le chocolat, parce qu'en bouche il procure une sensation proche de l'extase mais aussi la dentelle et le sucre, élégante et raffinée, en créant feston et autre jabot pour sublimer pièces montées, biscuits et pâtisseries. Mais les pionniers en la matières, ce sont bien les bretons ! Ils se délectent de dentelle depuis 1920. Je parle bien sûr de la fameuse crêpe dentelle.
Nous n'aurions jamais connu la galette bretonne si une fermière n'avait pas renversé malencontreusement de la bouillie de sarrasin sur un galet brûlant de la cheminée et encore moins la crêpe dentelle si, en 1886, Marie-Catherine Cornic n’avait pas oublié une crêpe sur le feu ! Trop cuite, la crêpe est croustillante mais pas cassante, Marie-Catherine l'enroule alors sur elle-même. La crêpe dentelle est née. Cette crêpe dentelle dont la finesse et le craquant n'a jamais été égalée, a parfait la réputation de Quimper, véritable capitale de la crêpe bretonne.
Mme Katell, comme on l’appelait, voulait faire un biscuit à partir d’une pâte à crêpe. Elle a légèrement modifié la recette et ajouté un ingrédient. L’ordre d’incorporation des ingrédients est primordial, dévoile Nathalie Celton.
La fabrication de la crêpe dentelle est particulièrement délicate et on trouve encore aujourd'hui des artisans crêpiers-dentelliers, qui perpétuent cette tradition. La pâte utilisée pour la fabrication des crêpes dentelle est plus sucrée et plus liquide que celle de la crêpe classique et donne ainsi une finesse extrême et un croustillant incomparable.